Culture,  Gastronomie

10 Plats chinois qu’adorent manger les étrangers en Chine

Quand on débarque dans l’empire du Milieu on est émerveillé et surpris par tout un tas de choses, mais il y a un truc qui nous marque plus encore, c’est la place de la nourriture pour les chinois dans leur vie. Manger fait partie de la culture et tient l’une des premières places au niveau de l’importance. Çà, pour nous, français, ça tombe très bien 😉
En Chine il est rare de manger seul, le plus souvent on est nombreux à table, on dispose sur celle-ci tout les plats en même temps. Chacun se sert à l’envie, sans ordre particulier si se n’est que le riz est servi en dernier.


Ici j’ai voulu faire une petite compilation des plats qui nous marquent, nous étrangers, et dont on raffole quand on est là bas.

Cette liste de plats n’est pas exhaustive bien sûr et ne vient d’aucune étude, mais est juste le fruit de mon observation et de mon expérience sur place. Je pense malgré tout qu’elle est assez correcte 🙂
Le classement lui non plus ne se base pas sur des statistiques ou autres règles officielles. Il est plus le retour d’expérience et de mes observations. Il y a du classique et du moins courant.

1 JiaoZi (饺子) ou Raviolis chinois

Les « jiaozi » ou raviolis chinois, sont traditionnelles du nord de la Chine, bien qu’on en trouve sur tout le territoire.
Ravioli de 6, 7 cm de long fabriqué à la main une par une, le plus souvent farci à la viande de cochon avec du chou chinois. On en trouve également avec du bœuf, de la crevette ou des œufs. Comme légumes, on pourra avoir, je le disais, du chou chinois de la ciboulette « chinoise » ou du champignon la plupart du temps.

Consulter ma recette pour faire ses raviolis chez soit et voyager avec des saveurs d’asie.


Servi par portions de 20 « jiaozi » dans les « JiaoZi Guan » (饺子馆 Restaurant à raviolis) en Chine qu’on partage ou non. On prépare à côté un petit bol « zhan shui » (沾水 sauce pour ravioli) généralement ce sera du vinaigre de riz avec de la sauce soja on y ajoute de la coriandre du piment ou de l’ail a l’envie.
Il existe des variantes en soupe « shuijiao » (水饺 soupe de raviolis) ou encore les « guotie » (锅贴 raviolis frits à la poêle)

2 BaoZi (包子) petits pains farcis

Les « baozi » ou « xiaolongbao » (小笼包)sont des petits pains farcis à la viande, un peu comme les raviolis chinois à la différence que la pâte est fermentée avec de la levure de boulanger. Le tout est cuit à la vapeur dans des paniers en bambous ou en inox et vendus par 8 ou 10 en général selon la taille. Il s’en fait aussi des gros vendus à l’unité de 10, 12 cm.
Comme les « jiaozi », ils peuvent aussi être cuits à la poêle pour les rendre croustillants.

3 Le ChaoFan (炒饭) riz sauté

Le « chaofan » est le terme générique pour désigner tout ce qui est riz sauté comme le riz cantonais par exemple, bien qu’il existe des centaines et plus de variantes.
Le « chaofan » regroupe toutes les préparations de riz déjà cuit que l’on prépare à la poêle ou à la plancha avec l’assaisonnement. L’idéal sera un riz cuit de la veille afin qu’il soit séché pour mieux s’imprégner des parfums quand on le fait sauter. Le riz se parfume ainsi un peu à la façon riz pilaf.
Riz souvent sauté avec de l’œuf de la tomate puis parfumé à la sauce soja et la cébette.
On trouve toute sorte de légumes et de viandes que l’on cuisine avec.
À la maison, il sera le plus souvent un moyen de finir les restes de riz non consommés la veille. Il est également très facile à préparer et peut se faire au dernier moment.

4 LaMian (拉面) pâtes fraiches, étirées à la main.

Les « lamian » ou « lanzhou lamian » (兰州拉面, pâtes fraiches façon LanZhou 兰州 qui est une ville de la province du GanSu 甘肃) sont une sorte de pâtes fraiches fabriquées de façon traditionnelle à la main en étirant la pâte plusieurs fois entre ses doigts pour la rendre fine et la multiplier.

Ces pâtes se mangent avec un accompagnement, sauté ou en soupe comme sur la photo.
Spécialité d’une minorité musulmane chinoise les « Hui » (回, ethnie Hui 回族), on en mange sur tout le territoire et les petits restaurants font de plus en plus place à de grosses franchises dans les grandes villes.
Pâtes faites de farine, d’eau et d’un peu de sel ou bicarbonate.
On les farine ou on les huile pour pouvoir étirer la pâte. Un temps de repos de plusieurs fois 1/2 heure avec pétrissage entre est nécessaire avant la confection.
Plats simples à trouvé elles sont appréciées de tous, étrangers comme chinois.

5 RouJiaMo (肉夹馍) pain à la viande

« RouJiaMo » est pour moi une sorte de Kebab chinois, pain rond et plat garni de viande mijoté.
Il est souvent très goûteux avec un mélange gras, viande et jus, hachés au couteau. Le pain est coupé en deux comme un Kebab puis garni de la préparation et servi bien chaud.
C’est un sandwich pas cher et très bon, prisé des étudiants. Il est originaire de « Xi’an » (西安 ville de la province du ShanXi 陕西).
Il s’achète en marchant dans les rues et se consomme à la façon d’un petit casse-croute.

6 GongBao JiDing (宫保鸡丁) Poulet Imperial

Le « GongBao JiDing » littéralement, dés de poulets du gardien impérial, est un plat vraiment populaire dans toute la Chine, mais qui est originaire du « SiChuan » (四川).
C’est un plat sauté au wok avec des petits morceaux de blanc de poulets marinés, ou non, déglacés à l’alcool culinaire, de cacahuètes torréfiées, de poivrons et de piments plus ou moins piquants, épices, poivre du Sichuan.
Plat commun de bon nombre de restaurants en Chine, mais également à l’étranger, c’est devenu un classique de la cuisine chinoise.
Un bon plat qui a l’avantage d’avoir un nom facile à retenir quand on est débutant en chinois.
On est presque sur a tous les coups de pouvoir en commander dans chaque restaurant même sans savoir parler chinois 😉

7 KaoYa (烤鸭) canard laqué

« Beijing Kaoya » (北京烤鸭 canard laqué à la Pékinoise) Beijing est souvent collé au mot « kaoya » pour faire référence à la capitale d’où est originaire le vrai canard laqué.
La capitale de l’époque de création du canard laqué était Nanjing donc il aurait dû s’appeler NanJing Kaoya. Mais est rendu célèbre quand Beijing devient la capitale alors il prend le nom de Beijing kaoya.
Pour le préparer, on décolle un peu sa peau en le soufflant puis on le badigeonne d’un mélange à base de miel pour ensuite le cuir traditionnellement au feu de bois.
On découpe des tranches de peau caraméliser pour déguster comme ça avec les baguettes. Le reste est utilisé pour préparer d’autres plats qu’on sert ensuite.


C’est un incontournable du passage par la capitale, facile à trouver si l’on désire en manger. Le plus dur sera de choisir le bon endroit où l’on sert le canard laqué dans la plus pure tradition.

8 HuoGuo (火锅) fondue chinoise

Il existe de nombreuses variantes de « huoguo » (火锅 fondue chinoise, littéralement marmite chaude, avec feu), les plus connus sont la fondue mongole et la fondue du Sichuan.
La fondue s’apprécie en hiver, car elle réchauffe les cœurs autant que la bouche. Souvent très épicée, on peut la choisir avec un bouillon neutre ou demander un bouillon partagé.
Au Sichuan où l’atmosphère est humide, elle se consomme à n’importe quel moment de l’année. Elle favorise l’évacuation des toxines par la transpiration. Avec la quantité de piment qu’il y a, je ne sais pas si la détox fonctionne, mais jurée on transpire… à mort.
On commande avec la fondue un nombre suffisant de légumes et de viandes finement coupés dans des petits plats. On les fait cuire dans la marmite bouillante au centre de la table, chacun avec ses baguettes.

9 Fanqie Chaodan (番茄炒蛋) sauté œufs tomates

Le plus simple des plats, que tout le monde peut faire à la maison.
On prépare ce plat en faisant revenir des tomates grossièrement coupées dans une poêle bouillante et bien huilée, assaisonnées à la sauce soja et un peu d’ail.
Séparément, on cuit les œufs comme une omelette brouillée, on peut déglacer avec un peu de vinaigre ou d’alcool de cuisine.
On termine le plat en sautant le tout ensemble une dernière fois et l’on saupoudre de cébette finement ciselée.
On accompagne ce plat de riz blanc.
Je ne connais pas l’origine du plat, mais tout le monde le fait et tous en mangent.

Vous pouvez également découvrir comment réussir un bon riz sauté avec ma recette ou je donne quelques astuces 😉

Enfin mon dernier plat de sélection

10 Tudou Si (土豆丝) Julienne de pommes de terre frites

« Tudou Si » qu’on peut traduire littéralement par pommes de terre filaments.
Un autre nom pour pomme de terre s’utilise dans le sud « Yangyu » (洋芋) donc dans ses régions on servira des « Yangyu Si ».
Julienne de pommes de terre relevées à l’ail le plus souvent avec du poivron rouge et vert piquant.
On pourrait presque dire que les pommes de terre sont al dente, car elles craquent sous la dent, elles sont juste cuites.
Facile à manger et à attraper avec les baguettes quand on n’est pas un expert 🙂

Variantes

Il y a également une variante du genre pastilla espagnole, bien croustillante.

« GanPian Tudou Si » (肝片土豆丝) galette en julienne de pommes de terre

Je dirai que c’est plus cuit quand on a du mal avec le goût terreux de la pomme de terre juste saisie.

J’espère que vous avez bien salivé en voyant ma compilation de plats préférés par les étrangers qui sont en Chine. Il est vrai que la plupart de ces plats ne se retrouvent pas souvent dans nos restaurants chinois en France. Souvent, il s’agira de restaurant asiatique avec des gouts exotiques variés, mais peu sont 100% restaurants chinois. Un article intéressant de culture culinaire chinoise retrace bien l’évolution et le cheminement de la diaspora chinoise qui au travers de sa cuisine s’est fait connaitre de par le monde.


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