acupuncture points vitaux 3.1
Culture,  Divers

L’art de connaitre les Points Vitaux

Pour parler de ce sujet, je vais tâcher de présenter deux ouvrages reconnus comme essentiels en la matière qui vont me servir de fil conducteur :
L’art sublime et ultime des Points de Vie et des Points Vitaux d’Henry Plée (et non « en replay » 😉).

L’auteur, spécialiste contemporain des arts martiaux et maître en Karaté s’appuie sur ces connaissances nippones et non chinoises, pour écrire une ontologie des points de vie et des points vitaux aux combats.

Je fais une petite coupure pour noter que, cet article que vous êtes en train de lire va-t-être légèrement diffèrent des précédents. Car je participe au carnaval d’article du site https://je-demenage-au-japon.com/ tenu par Sophie, passionné du Japon qui vous dit tout sur ce pays magnifique. Je vais donc à la fois mêler le la culture japonaise et chinoise dans l’article.

Ma ligne reste malgré tout logique, car la base commune reste sur une origine qui est liée à la médecine chinoise et à l’influence des énergies selon cette même philosophie. Les arts du combat au Japon restent également influencés par ceux de la Chine donc ça se tient !

Les points vitaux et leurs prononciations

1 Les points vitaux 1


Il existe bien sûr plusieurs façons de les dire, selon si l’on prononce en japonais « Kyusho » 急所 ou chinois « dianmai » 点脉 plus connu en tant que « Dim Mak » 點脈 (version cantonaise de la prononciation).

  • « Kyusho » 急所 qui veut dire mot à mot, pression ou presser et place, endroit.
  • 点脉 veut dire mot à mot point et artère, passage du sang (sous-entendu énergie).

Ces connaissances en point énergétiques et en technique de combat ont pour objectif d’infliger de graves dégâts corporels et même d’ôter la vie.

Cet article peut vous interesser:
Origine du Kung Fu et arts martiaux chinois, le pourquoi du comment!


On peut dire que « kyusho » 急所 est la version japonaise du « dianmai » 点脉 autrement dit « dim mak » 點脈, développé en Chine au 14e siècle avec un pionnier, le maître Chang San Feng. En Chine continentale on parlera plutôt de « dian xue » 点穴 qui signifie points d’acuponcture. Le Dim Mak (Chinois) ou Kyusho (Japonais) est l’étude des zones vulnérables et mortelles du corps humain. Il est basé sur la médecine chinoise et permet à  l’aide de frappe ou de pression sur les points d’acuponcture de provoquer des réactions corporelles plus ou moins sévères.

Pour en revenir à notre sujet sur les « kyushu » ou « dianmai » 点脉 il existe dans cette même optique l’opposé. En japonais il sera question de « kappo » méthode de résurrection par opposition à « sappo » méthode pour tuer.

Les livres forment deux tomes de plus de mille pages regroupant l’ensemble des connaissances dans le domaine, avec à l’appui de nombreuses archives de documents fournis par les « ryu » (école d’art martial) du Japon ainsi que de nombreuses conclusions du centre national japonais de recherches sur les techniques guerrières ancestrales.

Les points énergétiques de vie et vitaux

Acupuncture 1.1

Les points vitaux ou énergétiques sont dans la culture asiatique quelque chose de présent depuis plusieurs milliers d’années.
Ces connaissances comme les 5 éléments font partie intégrante de la médecine chinoise, mais plus généralement d’une pensée ou d’une philosophie qui sont propres à ce coin du monde.

C’est une cartographie « nerveuse » en surface qui représente l’ensemble des points que l’on peut utiliser dans l’acuponcture par exemple. Ces points se trouvent sur l’ensemble du corps et agissent après stimulation sur une partie ou un organe du corps de façon non invasive. La stimulation par piqures, chaleur ou par un coup peut aussi bien être bénéfique que dommageable, voire mortelle.

En utilisant l’exemple de l’acuponcture, qui est loin d’être exhaustif en matière de médecine chinoise, je veux illustrer la teneur pratique et culturelle qui est proche de l’ouvrage présenté.

Pourquoi ?

Et bien car l’acuponcture est souvent utilisée comme un remède à la souffrance. En piquant certain point précis il a été prouvé que la douleur baissée considérablement alors que le taux d’adénosine autour du lieu piquer augmenté. C’est une substance biochimique qui a un effet anti-inflammatoire et contre la douleur. L’acuponcture peut également soulager toute sorte de troubles. Des troubles articulaires, aux troubles circulatoires, en passant par les troubles ORL ou même digestif, etc.


Le lien que je veux faire avec la tome sur les points vitaux est qu’il est à peu près l’inverse de ce que recherche l’acuponcture telle qu’on la connait.

En effet, l’ouvrage met en lumière qu’il est tout aussi possible de perturber l’équilibre du corps ou même de l’annihiler par des connaissances similaires pratiquées au combat. On découvre ainsi au fils des pages et des images l’enssemble des connaissances qui permettent à un un art martial de redevenir un art guerrier qui avait pour but non pas de se battre mais de survivre et de tuer!

Si la tome dédier aux points vitaux retrace et documentes des méthodes destructrices, l’autre tome Les Points de Vie est l’exact opposé.

Il retrace et explique de façon documentée les gestes connus depuis la nuit des temps au Japon, mais aussi en Chine pour réanimer ou redonner vie à un humain lorsqu’il est blessé ou lésé au combat. Des méthodes aujourd’hui utilisée, mais longtemps méconnue en Occident comme la réanimation cardiaque ou la ventilation des poumons pour oxygéner le cerveau.

On peut y lire toute sorte de conclusion qui donne suite à expérimentation ou analyse. Comme par exemple, la réanimation après strangulation ou les effets corporels selon le mode d’étranglement.

Le cri qui tue

kiai

Comme je ne peux pas développer dans un article l’aspect total de ce que contiennent les livres, ni leurs complexités ou les diverses annexes et autres documents, je vais simplement prendre un exemple d’un sujet qui m’a plu.


Pour illustrer l’aspect vraiment complet de ces 2 Tomes, je veux évoquer un point qui est également développé. C’est l’aspect ésotérique des arts martiaux comme celui du Ki-ai japonais connu sous le nom du fameux « cri qui tue ».

Ce « ki ai » noté en caractère 気合, qui signifie mot à mot l’énergie que l’on rassemble, est le résultat sonore d’une concentration totale de son intention en combat martial. En chinois la prononciation sera qihe 気合 avec le même sens.
Il faut noter qu’il n’y a pas réellement d’équivalent de sens ou de pratique en Chine, il existe une terminologie plus probable pour désigner cette pratique appelée en chinois fa sheng 发声 (expulser le son).


Cette pratique n’est pas à proprement parler un cri qui tue. C’est le résultat d’une concentration extrême de l’énergie « ki » ou qi 気le en vue de déstabiliser l’adversaire dans une situation de combat guerrier. Le son est la partie audible du résultat de la contraction qui atteint le point de tension total du ki ou qi 気. Le « ki ai » est le son qui accompagne un acte interne ou externe de libération d’énergie.

Acte interne tel que lors d’exercices de concentration en posture assise avec respiration ventrale amples comme le zazen 座禅 japonais (zuo chan 座禅 en chinois) ou le qi gong chinois (氣功, 气功).
Il faut faire le vide et ne plus avoir aucune pensée pour réussir à appliquer un contrôle sur plusieurs points en même temps.

En acte externe le « ki ai geiko » complètera un cours d’entrainement aux arts martiaux. Effectuer lors d’un mouvement, à l’instant où l’attaquant décide mentalement d’attaquer, lancé en pleine attaque, ou juste après une attaque bloquée ou esquivée.
Ceci peut provoquer une faille de concentration, le « ki ai » rend vulnérable l’attaquant du fait que les données du combat au niveau du mental on changé.

Une précision universitaire

2 Les points vitaux 1

Les 2 gros livres sont d’une précision que l’on pourrait qualifier d’universitaire à ceci prêt que la lecture est un plaisir, sans ennui.

Que l’on aime ou non les arts martiaux japonais, chinois ou autre, il faut aborder ses deux beaux livres comme un recueil de connaissances historiques techniques et médicales ancestrales de la culture asiatique.
Ce n’est pas de la poésie enfantine, il faut être un peu averti je le pense, mais on apprend beaucoup de choses, autant précises que générales.


En effet, l’ensemble des deux tomes regroupe les connaissances de techniques et d’études qui s’appuient entre autres sur les archives secrètes et ancestrales de 32 Ryu, avec des Katsu (réanimation) et Seifuku (remise en route) ainsi que les Sappo (touche mortelle) qui ont été expérimentés et documentés par le passé.
Les sources proviennent également de Chine et de Shaolin, ainsi que du Sumo et du Buyo (Livre d’instruction militaire du XIIe siècle).


Le tout est présenté sous la forme de deux gros livres reliés en format A4 avec plus de 1000 page de connaissances.

Pour terminer, je tiens à noter que je ne suis pas en partenariat avec l’auteur ou l’éditeur, je ne touche en aucun cas de rémunération pour ça. J’expose juste ma découverte agréable qui à mon avis mérite d’être connue.

Si vous avez aimé l'article, vous êtes libre de le partager! :)

3 commentaires

Laisser un commentaire